samedi 9 avril 2016


"C'est ainsi. On ne se soumet pas à la terreur. On crée la terreur."

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Bien le bonjour les aminches. 
Je ne sais si vous avez remarqué mais les éditorialistes s'emballent. 

En Novembre, le Monde Libre sera doté d'un nouveau Leader. Espérons que ce Leadership soit assuré par une femme, à savoir Hillary Clinton et non pas par la Moumoute blondasse et le tas de viande situé dessous : Donald Trump.

Mais si Donald The Fuck !!!!!!!! est élu, on pourra toujours se consoler : ce n'est pas Franck Underwood.


Bon les aminches. 

Je vais rentrer dans le dur du poil du Spoiler. 


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Bon. 

Après avoir manœuvré pour se faire nommer vice-président, après avoir poussé à la sortie le Président légitimement élu et posé ses bras poisseux de sang sur les accoudoirs du fauteuil présidentiel, après avoir exercé un demi-mandat, Franck Underwood est en bout de course. 

En chute libre dans les sondages, mal élu, heu en fait... pas élu du tout, Underwood constate amèrement que l'exercice du pouvoir est plus ardu que sa conquête. 

Il le sait bien Franck, s'il ne veut pas être un Président par accident, il doit être oint par les urnes. Ça ne va pas être simple, surtout que sa comparse, sa partenaire de 30 ans, sa femme Claire, lasse d'être une faire valoir, veut sa part du Soleil et claque la porte, laissant FU seul, à l'orée de la campagne présidentielle.  

Voilà où on en est à la fin de la saison 3. les Underwood ne peuvent plus se blairer et vont employer leur don inné pour l'entropie et l'extermination à s'autodétruire. Mais un Underwood sans l'autre ne vaut plus grand chose. 

Tout le premier mouvement de cette saison 4 le démontre. Un combat à mort s'engage entre Mister President et la First Lady. 

Ce début de saison, sépulcral, est foutrement réussi jusqu'à l'acmé de la tentative d'assassinat du Président Underwood. 

On a ensuite un entre deux, où Claire, les coudées franches, va impeccablement enfumer le vice président -en charge des affaires pendant que FU comate en attendant un nouveau foie- pour diriger en sous main le pays et négocier un accord diplomatique majeur avec la Russie. 

Robin Wright prête sa beauté froide à Claire Underwood : 


Élancée, Robin mise sur un jeu sobre, à vrai dire un peu trop. Lisse et glaciale, Claire Underwood tend à se mécaniser. Robin Wright est magnifique, racée, d'une grande classe mais elle ne dégage pas l'étrangeté sexy et soyeuse de Gillian Anderson qui joue un peu sur le même registre. 

De son côté, Franck Underwood, dans le coma, hallucine plein pot, et les fantômes du passé reviennent le hanter, prémisses de ce  que sera l'arc narratif du deuxième mouvement de la saison : la chute de la Maison Underwood.

On retrouve alors la routine de la série, les Underwood rabibochés (Franck se rendant compte qu'il est peau de zob sans sa moitié)  louvoient, coups battent et s'imposent : Franck comme candidat du camp démocrate et Claire, comme colistière, vice-présidente.

Du jamais vu, jusqu'à présent la moitié attend son tour avant de succéder à sa moitié. Les Underwood exerceront le pouvoir conjointement. 

Enfin... Si Franck Underwood se fait élire.

Kevin Spacey maîtrise parfaitement sa partition, il joue du Underwood à la perfection. 


Tout d'un bloc le Franckie, un concentré de cynisme pur, un sociopathe disposant du feu nucléaire. Ce n'est certes pas le personnage le plus nuancé du paysage sériel actuel.

Underwood ne respire que par le pouvoir, le conserver est son seul objectif mais il aura fort à faire car le Republican candidate est coriace. 


Le gouverneur de New York, Will Conway, sobrement et impeccablement campé par le suédois Joel Kinnaman...



... Est une sorte de Kennedy 2.0. A l'heure d'Instagram, Facebook et autre Twitter, Conway est un furieux de projos, toujours à poster une vidéo de sa femme, ses enfants, son chien, quand il coule un bronze...

Totalement imbuvable, d'une arrogance affolante mais redoutablement efficace.

Certains critiques ont tordu le nez devant ce choix qui ferait pâle figure devant le big bouffon Trump. Mais Conway est plus intéressant que Trump, plus fictionnellement prenant qu'un taré imprévisible. 

Alors oui les Show runners n'ont pas anticipé le phénomène Trump. Mais qui l'avait anticipé ? 

Ce décalage avec la réalité est assez prégnant dans HOC. Ainsi, par exemple, le synopsis des premiers épisodes imagine un krach pétrolier avec des ressources asséchées et un baril prohibitif. Pas franchement raccord les gars...

La comparaison est tentante avec l'autre série politique (très réussie) du moment BARON NOIR. Là où la série frenchie de Canal privilégie un angle réaliste (sans occulter la tension), HOC déploie la palette du grand, du big, de l'entertainment sans frein, au risque de nanawaker sévère, mais c'est ce qui fait son charme. 

Finalement un opus 4 plus rythmé qu'une saison 3 en demi teinte. Rarement subtile HOC l'emporte par un rythme effréné, un Spacey démoniaque, un réjouissant et malsain jeu de massacre.

Jusqu'où..?

Le final de la saison 4 aurait pu être la fin de la série. Voir les Underwood sombrer et se récher enfin la face, ne m'aurait pas déclenché une crise de larmes ! 

Mais ces Abjectissimes instrumentalisent le terrorisme islamique, achètent du temps et finalement...

Une cinquième saison. 

La dernière ?

Chiche !



"Votre Bloguerie.
- Oui Clafoutine ?
- Un président très impopulaire, obligé de se soumettre à des primaires alors qu'il devrait être le candidat naturel de son camp, sa compagne qui le quitte...
- Non je t'arrête tout de suite, François Hollande n'a RIEN à voir avec Franck Underwood. Rien !

Pas vrai ?"



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