samedi 2 septembre 2017


Salutations les aminches.

Bon...

Savez ce que c'est... On doit appeler un vieux pote, une bonne copine et on laisse traîner. Il devient de plus en plus ardu de soulever le combiné. 

On procrastine quoi. On repousse à demain. 

Mon idée est qu'il convient de saisir une grande occase, anniv', fête, cela donne un prétexte, même si personne n'est dupe.

Quand on tient un blog, c'est un peu pareil. Le premier post après une longue période de silence blogo, la sortie du coma estival, il faut marquer le coup, on va pas chroniquer la demi finale de la coupe de Boule lyonnaise, catégorie junior, à Villefranche de Lonchat.

Faut un truc qui advient. 

Un hiver qui s'installe.

Genre.


Le Phénomène de foire qui réinvente le concept de phénomène et de foire.

Plus de 30 millions de vues légales pour le final de la saison 7. Si l'on ajoute les visionnages au cul du camion... Pfiout...

Alors..?

Doit-on ployer le genou devant la toute puissance de GOT ?

Car oui GOT est toute puissante. 

Quelle série peut nous proposer une telle débauche d'effet spéciaux avec des dragons impressionnants de réalisme ? Une telle profusion de figurants, de batailles épiques ?

Il est loin le temps où les show runners nous montraient les conséquence d'une bataille faute de moyens.

Ils ont gagné en budget. Ils z'ont un poil perdu en inventivité. Comme c'est trop souvent le cas, quand la forme nous en met plein les paupiettes, c'est parfois au détriment du fond (coucou VALERIAN).

GOT s'est inexorablement blockbustérisé. C'est un fait. Tendance GARDIENS DE LA GALAXIE plus que TRANSFORMERS, 'videmment, on est dans le haut du haut du haut du panier de la ménagère.

N'empêche... L'épique, le souffle, a pris le pas sur la finesse du récit et ce sont désormais les batailles rangées qui nous coupent le souffle, plus que les dialogues, les confrontations entre personnages.

Et que dire des éclipses temporelles... Port Réal à un coup de rame. Gendry le Kényan, Usain Bolt en après ski. Le corbeau réacteurisé du rectum et notre brave dany qui d'un coup de dragon débarque toujours right on time...

Mais avant d'aller plus avant...



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Pour les ceusses qui ne seraient pas à jour : n'allez pas plus loin.


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Cette saison 7 m'a laissé une impression mitigée. 

Entendons nous bien, c'est terrrrrrrrrible GOT. Cette saison réservent des beaux moments de bravoures mais elle ne nous surprend plus.

Franchement...

Les cases ont été consciencieusement biffées. 

Les : 


"Ma reine...
- Jon...
- Danny ?
- Jon ?
- Danny ? Y 'a moyen ?
- Jonounet ?"

Snow a fini par kikouter the momon of Dragons (le plan sur un Tyrion les observant, désemparé, est d'ailleurs riche de promesses). Tant mieux. C'était longuet. Par tronque quand Jon va apprendre que sa tante est une bombe, ok, mais c'est sa tante... 

Les marcheurs blancs ont passé la seconde et sont arrivés au mur qu'ils ont effondré grâce à un joli twist scénaristique. 

les show runners élaguent les intrigues secondaires et sacrifient quelque peu certains personnages. Pour Mamy Tyrell qui a droit à une belle sortie, Littlefinger est lui expédié en deux coups de dague par une Arya badassisée jusqu'aux tréfonds.


Littlefinger n' jamais su trouver sa place dans ses deux dernières saisons et se résumait à un intriguant qui intrigue dans un mouvement perpétuel de fourberie vaine. Ses regards en dessous ne trompaient plus personne et sa chute laisse un peu rêveur, méritait mieux je trouve...

Ça sent la fin et l'on se recentre. Plus que trois protagonistes : Daenerys, Cersei et les morts vivants.

Cersei qui sauve cette saison.


Ok. Je ne peux pas la piffer. Plus exactement j'adore ne pas la sacquer.

Les moments les plus intenses, les plus troubles sont ceux où elle apparaît, notamment ceux qu'elle partage avec son jumeau, grâce aux talents des deux interprètes qui jouent une partition fine et subtile, tout en retenue, du beau taf.

Nous n'en dirons pas autant du fer né Euron, qui surjoue le gros vilain et qui n'est qu'une pâle copie de feu Ramsay Bolton, une caricature du psychopathe. S'ils poussent encore un peu, vont nous pondre un Negon et sa hallebarde cloutée...

Bon...

On s'en fout un peu, c'est vrai.

Assommés par le souffle, la maestria de la mise en scène, nous sommes hameçonnés par GOT, pris dans ses filets. 

Doit-on juger une série sur la durée, sur la qualité de chaque épisode qui la compose (ça c'est plus THE AMERICANS par exemple) ou sur les montagnes russes qu'elle nous procure, les frissons qu'elle nous donne. 

Pis j'ai beau faire le malin, mais quand ça va s'arrêter...

La fin de l'hiver n'est pas toujours jouasse.

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